G5 Sahel: Après le sommet controversé de Pau, celui de Nouakchott s’ouvre ce mardi

G5 Sahel: Après le sommet controversé de Pau, celui de Nouakchott s’ouvre ce mardi

 Le sommet du G5 Sahel se tient ce Mardi à Nouakchott dans un contexte de pandémie de coronavirus. Le président français Emmanuel en Afrique de l’Ouest pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire. Plusieurs questions seront au menu des discussions.

Cette rencontre va réunir les présidents des pays membres du G5 Sahel (Mohamed Ould Ghazouani, Ibrahim Boubacar Keïta, Roch Marc Christian Kaboré, Mahamadou Issoufou et Idriss Déby Itno), leur homologue français Emmanuel Macron et plusieurs de leurs partenaires internationaux (des dirigeants de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations unies) doivent y participer.

Selon l’Elysée, Emmanuel Macron aura un échange à huis clos avec ses homologues du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), le président de la Commission de l’Union africaine et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Les dirigeants se réuniront aussi en visioconférence avec plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement et des responsables d’organisations membres de la coalition pour le Sahel, dont le président du Conseil européen Charles Michel, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil italien Giuseppe Conte et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

Ce sommet de G5 Sahel fait suite à celui organisé à Pau, en France le 13 janvier 2020 qui a vu naître la Coalition pour le Sahel. Cette initiative a pour but de « rassembler largement, avec le G5 Sahel, tous les pays, organisations internationales et institutions apportant un soutien à la sécurité, à la stabilité et au développement au Sahel ».

Cette coalition agit dans quatre domaines complémentaires. Il s’agit de la lutte contre les groupes armés terroristes qui pullulent dans la bande sahélienne, le renforcement des capacités des forces armées des Etats de la région, le soutien du retour de l’Etat et des administrations sur le territoire, et enfin l’aide au développement.

Sur ce dernier aspect, l’objectif est de répondre aux défis en termes d’emploi, de pauvreté, d’éducation, de santé, d’infrastructures. Ces contributions sont portées par le G5

Sahel et l’Alliance Sahel (23 membres, dont 10 observateurs ; plus de 800 projets pour 11,7 milliards d’euros).

Dans un contexte où l’aide publique au développement se rationalise en raison de la pandémie de covid-19, le sommet de Nouakchott sera vraisemblablement l’occasion pour les différents dirigeants d’échanger sur la question. Et ce, d’autant que la menace sécuritaire et les flux migratoires pourraient s’intensifier.

Agence ecofin