Mali :Les militaires minimisent les menaces de la France et procèdent à des nominations

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Au Mali les militaires prennent leurs marques quelques semaines  après avoir renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Keita. Malgré les menaces de la France qui a donné un ultimatum de quelques mois pour rendre le pouvoir aux civils,le conseil national pour le salut du peuple reste dans sa logique. Ce mercredi 2 septembre il a procédé  à des nominations.

Malgré les nombreuses pressions de la communauté internationale, les putschistes restent droit dans leurs bottes,ils ont procédé à des nominations ce mercredi deux septembre. Du coté des civils, Cheikh Oumar Traoré est érigé au poste de conseiller spécial du CNSP et chargé de l’information et de la communication, le docteur Youssouf Coulibaly, conseiller spécial du chef des putschistes, chargé des affaires juridiques. Chez les militaires le général Souleymane Doucouré l’ancien patron de l’actuel porte-parole des militaires devient secrétaire général du ministère de la défense. Le général Oumar Diarra est le nouveau, chef d’état-major général des armées.

L’ultimatum de la France

Ce 30 Août, la ministre française des armées, Florence Parly invitée de l’émission «Le grand  Rendez-vous » sur Europe1 s’est prononcée sur la situation politique au Mali. Elle a sommé les militaires« de rendre sous quelques mois le pouvoir à une autorité civile». Une transition de trois ans est impensable pour la ministre. Florence Parly qui deux jours après le putsch avait publié sur son compte twitter que l’opération Barkhane allait se poursuivre a prévenu que la communauté internationale pourrait  « remettre en question son soutien à l’opération Barkhane». Elle poursuit que« l’affaiblissement de l’état peut profiter aux terroristes »


Cette position de la France est perçue une ingérence sur le continent et pourtant le 20 Août, Emmanuel Macron qui dénoncait le coup d’état au Mali avait même précisé que « la France n’a pas à se substituer à la souveraineté malienne et au peuple malien ». Mais cette sortie de Florence Parly démontre tout à fait  le contraire.

Luc Michel “la France « veut liquider la révolutionner malienne”.

Le géopoliticien belge, Luc Michel pense que la France « veut liquider la révolutionner malienne». Il rappelle que les militaires n’ont jamais évoqué une transition qui s’étale sur 3 ans, d’ailleurs ces derniers ont démenti RFI qui a relayé cette information. « La France n’est pas en Afrique pour aider les africains mais plutôt pour ses intérêts particuliers » affirme le géopoliticien.

Pour répondre à Florence Parly qui craint que « l’affaiblissement de l’état puisse profiter aux terroristes », Luc Michel évoque l’engagement de la Russie auprès des militaires maliens «l’armée malienne a repris, elle est en train d’annihiler les groupes terroristes », il poursuit que « la Russie qui est déjà présente au Mali, fournit à l’armée malienne des images satellites lui permettant de frapper les cibles avec efficacité»

Les sanctions 
Placé sous embargo par la CEDEAO suite au coup d’état, le Mali a aussi été suspendue par l’union africaine. Sur le plan international, la Francophonie suit aussi le mouvement.Les états unis et l’union européenne ont cessé toutes activités dans ce pays. Une démarche d’ensemble qui vise à mettre la pression sur les militaires à qui ces organisations somment de rendre le pouvoir à une autorité civile. Une invite qui semble tombée dans l’oreille d’un sourd car les militaires n’ont manifesté jusque-là aucune envie de retourner dans les casernes.

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