Russie,un défilé militaire pas comme les autres

Russie,un défilé militaire pas comme les autres

La Russie a célébré ce mercredi la mémoire de la Seconde Guerre, appelée en Russie "la grande guerre patriotique", un défilé militaire  a été observé à Moscou en lieu et  place de la traditionnelle parade du 9 mai reportée pour cause d’épidémie de nouveau coronavirus.

"Il est impossible même d'imaginer ce que le monde aurait été, si l'Armée Rouge n'était pas venue pour le défendre", a proclamé M. Poutine

 Les soldats soviétiques "ont libéré les pays d'Europe des envahisseurs, ont mis fin à la tragédie de l'Holocauste, et ont sauvé du nazisme, cette idéologie mortelle, le peuple d'Allemagne", a souligné le président russe selon nos confrères de TV5 monde

 Pour la commemoration des 75 ans de la fin de la guerre, quelque 14.000 soldats ont défilé sur la Place rouge, mais aussi des chars, des missiles, des système anti-aériens et l'aviation, dont des modèles sont engagés en Syrie, un conflit qui illustre le retour de la puissance russe sur le scène internationale rapporte toujours TV5

Il a aussi appelé la communauté internationale à l'unité pour faire face aux défis d'aujourd'hui, insistant sur l'importance "de l'amitié, la confiance entre les peuples" et du "dialogue et de la coopération sur les questions actuelles qui sont à l'agenda international".

 Par contre Poutine n’est pas revenu sur les accusations portées sur l’occident.

 Ce 18 juin il a publié dans la revue conservatrice américaine THE NATIONAL INTEREST  une longue tribune historique - intitulée « Les véritables leçons du 75e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale »pour accuser l’Occident de « révisionnisme » anti-russe sur la Deuxième Guerre mondiale.

 « Le président russe propose une évaluation complète de l’héritage de la Seconde Guerre mondiale », commente la revue, faisant valoir que « Aujourd’hui, les politiciens européens, et les dirigeants polonais en particulier, souhaitent balayer la trahison de Munich sous le tapis.La trahison de Munich a montré à l’Union soviétique que l’Occident les pays régleraient les problèmes de sécurité sans tenir compte de leurs intérêts ».

 Cette victoire et le sacrifice de 27 millions de Soviétiques pendant la guerre sont au cœur du discours patriotique et de restauration de la puissance russe du président russe.